Blog de MOUM3N 3LYAMANI

13 juin 2008

Au feu la globalisation !

Moumen71Au feu!
Evidemment, le gouvernement ne va pas s’en vanter!
La balance courante est redevenue déficitaire. La nouvelle est grave, très grave.
Pendant des années, il y avait assez d’excédents de la balance des services pour combler le trou du commerce extérieur. Autrement dit, le tourisme, les investissements étrangers et les envois des expatriés (et où figurent sans doute les recettes du kif!) étaient suffisants pour que le Maroc se paye ce qu’il lui fallait comme pétrole, blé, machines… Et, soulignons-le, c’est cet excédent qui a permis au pays de commencer à vivre comme une nation presque normale, c’est-à-dire gagnant collectivement assez de devises pour permettre un réel assouplissement des échanges, condition première pour avoir des chances de survie dans un monde globalisé.
Voilà des années, depuis le gouvernement El Youssoufi en fait, qu’opérateurs et observateurs s’inquiétaient de voir se creuser chaque mois un peu plus le déficit commercial. Rien n’y fit. On aurait dit que l’existence d’un ministère ad hoc n’avait qu’une utilité: y ranger les dossiers désagréables, pour les oublier sitôt la porte refermée. Il est vrai que, depuis les Aziz Guessous, Hassan Abouyoub ou Mourad Chérif, les Premiers ministres n’ont pas eu la main heureuse pour choisir leurs coéquipiers chargés du Commerce extérieur! En vérité, ce portefeuille n’était plus qu’un lot de consolation pour parti politique vexé.
Et c’est bien à cause de cela que la situation s’est à ce point dégradée. Maintenant, il y a le feu à la maison. On va voir ce que l’actuel titulaire, Abdellatif Maâzouz, va faire, car compte tenu de la dégradation de la situation, ce poste est redevenu un pôle stratégique.
C’est là que tout va se jouer: ou bien le Maroc se maintiendra sur sa lancée de croissance et d’insertion dans la mondialisation, ou bien il courra à l’effondrement financier, puis économique et social comme au début des années 80.

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03 juin 2008

pays de maso

Moumen0053Quel est le point commun entre la menthe, le melon et le tajine? Des produits de consommation, certes, mais un seul lien: se faire refouler aux frontières des pays destinataires. Rien que cela!
Après les pesticides, c’est le plomb qu’on exporte dans nos tajines qui fait (re)parler de lui. En effet, ce n’est pas la première fois que le Maroc est épinglé à ce sujet. Cette fois-ci, c’est l’Australie qui vient de le remettre sur le feu (sans jeu de mots) avec la destruction d’une grande quantité de produits.
Après cela, nos autorités ont décidé de réagir, en instaurant des normes et toute une stratégie de mise à niveau.
De toute cette histoire, il faut retenir une chose assez aberrante: il a fallu attendre de se faire attraper plusieurs fois pour décider de réagir et de trouver une parade. Pourquoi tout ce temps? Pourquoi aller s’afficher sur le marché étranger et se faire montrer du doigt? Une réputation est si vite défaite, et à raison. Toutes les autres mésaventures auraient dû servir de leçon. Mais, non. C’est à croire que c’est du masochisme.
On ne le répétera jamais assez, notre système de sécurité sanitaire est défaillant, nos mécanismes de surveillance et de veille inopérants, auxquels s’ajoutent des textes juridiques désuets,… Un travail acharné de sensibilisation et d’information, de mise à niveau juridique, est le meilleur moyen de permettre aux catégories concernées d’acquérir de nouvelles aptitudes, d’améliorer la productivité et de mieux comprendre les processus dans lesquels elles sont engagées.
A plusieurs reprises, le pays l’a appris à ses dépens: s’ouvrir au commerce international a un prix. Aussi n’a-t-il plus intérêt à jouer à la roulette russe car il finira par se retrouver hors-jeu et à figurer sur les indices des pays à risques. De toutes les façons, il a assez ramassé de cartons rouges…

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26 mars 2008

Black out Threat

MOUMEN_Gare_Sghir_Meknes_le_14Obscurité
 
Un enjeu peut en cacher un autre. Ceux qui s’opposent à l’implantation d’une centrale à Safi soutiennent qu’ils veulent d’abord préserver un projet touristique structurant pour la région. La raison a fini par prévaloir, fort heureusement d’ailleurs. Le projet n’a pas été abandonné mais simplement déplacé. L’on voit mal comment l’on aurait pu prendre le risque de priver ces mêmes futurs touristes… d’électricité.
Cette affaire est emblématique de certaines hésitations qui peuvent s’avérer à terme bien coûteuses. A force de vouloir ménager le chou et la chèvre, comme on a l’habitude de le faire souvent dans la pure tradition marocaine, l’on finit par vider certains plans de leur substance.
Il y a des années, les autorités marocaines étaient convaincues que le secteur de l’électricité devait s’ouvrir et que le privé ferait le reste. Mais dans un secteur de plus en plus capitalistique, le privé n’a pas suivi faute de garanties de rentabilité et surtout, faute de visibilité.
Les risques de pénurie ont été pointés à plusieurs reprises sans que les grands programmes de production énergétique ne soient relancés à grande échelle. Si nous n’avons pas encore identifié les enjeux, nous ferions bien de nous intéresser aux expériences, parfois traumatisantes, des autres. La crise énergétique, d’autres pays du continent l’on connue. Et ce ne sont pas nécessairement des républiques bananières. L’Afrique du Sud par exemple, celle-là même qui a damé le pion au Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde, a bien «goûté» aux charmes de la crise énergétique, pour à peu près les mêmes raisons, le désinvestissement.
Du coup, les feux de signalisation ne fonctionnaient plus, les bouchons n’en finissaient pas, les entreprises et les mines ne tournaient plus, les voleurs n’attendaient plus que les délestages de nuit pour planifier leurs méfaits…le nucléaire civile est un droit pour alleger la facture pétroliere de plus en plus lourde a supporter,jusqu'ou et surtout jusqu'a quand doit on ceder et mettre en péril le futur de notre pays seulement pour les yeux des autres et freiner notre developement incessament pour satisfaire les autres,
Faut-il plonger le Maroc dans l’obscurité pour enfin déclencher un plan d’urgence?

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12 février 2008

Nous aussi on aime notre pays

Que les oulémas émettent une fatwa interdisant aux Marocains qui n’ont pas les moyens de s’endetter pour acheter le mouton.
Des drames familiaux seraient ainsi évités.

Moumen_le_05
        Il est de tradition, en periodes de fetes, de faire des vœux.voici quelques souhaits dont la réalisation changerait le visage du Maroc.
Que l’on décrète quelques fêtes nationales journées travaillées. En 2008, nous aurons 16 jours fériés et, hasard du calendrier, trois semaines susceptibles de donner lieu à des ponts. En tout, 22 jours sans travail sur 261 journées ouvrables (sans compter les congés annuels). 8,4% de manque à gagner pour le PIB !BZAAAAAF !!!
Que les oulémas se décident enfin à prendre position sur le crédit bancaire. Qu’ils émettent aussi une fatwa interdisant aux Marocains qui n’ont pas les moyens de s’endetter pour acheter le mouton de l’Aïd. De véritables drames familiaux seraient ainsi évités.
Que les automobilistes s’excusent quand ils ne respectent pas la priorité au lieu d’agresser leurs victimes. La circulation ressemble de plus en plus à une jungle.
Que le Maroc prenne à bras le corps le problème de l’alcoolisme et de la toxicomanie chez les jeunes. Quand un pays a osé parler du sida à la télé, il peut également reconnaître publiquement ses problèmes d’addiction et surtout agir pour atténuer l’ampleur du fléau et aider ses jeunes au lieu de les négliger par hypocrisie colective......Que les chaînes nationales nous servent un vrai journal téléviséau lieu d'aller chercher les infos de nos villes sur les chaines panarabes,les Marocains ont besoin de proximité, de savoir ce qui se passe dans leur pays, avant de connaître le nombre de morts quotidien en Irak ou le résultat des négociations sur le programme nucléaire iranien. Le 12 mars 2007, l’actualité présidentielle en Mauritanie a précédé l’info sur l’attentat du cybercafé survenu la veille à Casablanca !
Que l’on pose sérieusement - et publiquement - la problématique de l’arabisation des matières scientifiques dans les lycées. Nous fabriquons des diplômés qui ne savent pas parler français, langue des affaires au Maroc, et qui, souvent, ne trouvent pas d’emploi en raison de leur incapacité à faire une phrase correcte.D'ailleurs les Marocains ne métrisent ni le Francais ni l'Arabe,les orientaux ont au moins le merite de maitriser notre langue arabe. De grâce soyons réalistes.
Que les parents donnent l’exemple et apprennent à leurs enfants à ne pas jeter l’emballage de leurs biscuits dans la rue, à s’excuser quand ils sont en tort et à ne pas chercher à arnaquer leurs semblables à tout bout de champ.ayons confiance en nous,les égyptiens peuvent se vanter,d'avoir gagner la coupe d'Afrique et SUROUT parce que leur reussite est 100% nationale et je leur dit BRAVO .......Nous avons un comportement de sous-développés, faisons en sorte que nos héritiers soient mieux éduqués, plus civilisés. Ils pourront gagner le trophee du dévelopement et vaincre l'anarchie...

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23 janvier 2008

Meknès sur les traces de Marrakech .......

                      Meknès sur les traces de Marrakech .......
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· La place Lahdim ressemble désormais à la place Jamaâ El Fna

· Spectacles de rue, arts culinaires et kiosques d’information… au programme


JAMAA El Fna a désormais une nouvelle concurrente à Meknès. Il s’agit en effet de la célèbre place historique Lahdim. Celle-ci s’ouvre à l’animation. Les spectacles de rue foisonnent et donnent vie au site. Les «halquates» attirent un public nombreux tout au long de la journée. Et depuis une semaine, on y trouve également de l’art culinaire. Pour marquer l’évènement, les autorités locales ont organisé sur place un déjeuner auquel était convié notamment Mohamed Boussaïd, ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Brochettes, méchoui, spécialités locales… étaient au menu. L’objectif est de présenter, en quelque sorte, la nouvelle vocation de la place Lahdim.         
S’étalant sur plus de 20.000 m2, Lahdim s’intercale entre la médina, la kasba ou cité impériale et madinat Riad El Anbari. Selon les historiens, cette esplanade a été conçue et aménagée sous le règne de Moulay Ismaïl (1672 - 1727) afin d’y célébrer fêtes nationales et religieuses.
Pour la petite histoire, l’appellation «Place Lahdim» veut dire en arabe «Place des remblais», «Place de la démolition» ou «Place des décombres». Le site continue, comme par le passé, à être l’endroit le plus fréquenté par les touristes et les habitants de Meknès.
Aujourd’hui, la place a accueilli des kiosques d’information dont celui du Conseil régional du tourisme (CRT) et des stands gastronomiques. Les «halquates» rendent hommage au patrimoine populaire de la capitale ismaïlienne. Restituée aux habitants de la ville, cette place historique est tel, par son architecture imposante, un théâtre gréco-romain abritant chaque jour l’inspiration d’artistes populaires, comme les gnaouas et aïssawa. L’objectif est d’attirer des milliers de visiteurs comme sur la place Jamâa El Fna. Il ne s’agit pas pour autant de copier le site de Marrakech. Mais de donner un cachet particulier à la place de Meknès et de promouvoir l’art et la culture de la région.
Aussi, les professionnels du secteur demandent l’appui du ministère du Tourisme. Celui-ci est déjà engagé dans l’élaboration du Programme du développement régional du tourisme (PDRT). Un programme qui devrait doter la région d’une vision globale. «Mais en attendant, il faut promouvoir la ville à l’étranger. Meknès est inexistante sur les marchés émetteurs. On ne la trouve même pas sur les guides touristiques nationaux», souligne un opérateur. Et d’ajouter qu’il faut aussi «améliorer les infrastructures routières, les dessertes et les signalisations». L’effort doit être focalisé également sur la qualité de l’accueil, les capacités d’hébergement et l’offre en animation. La formation des guides accompagnateurs fait aussi défaut.
Classée en décembre 1996 Patrimoine universel de l’humanité par la commission inter-gouvernementale de Unesco, Meknès a mené récemment une vaste opération de valorisation de son patrimoine. Vestiges et différents remparts ont été mis à neuf: rares sont les guides qui savent que certains endroits sont devenus accessibles. L’on peut citer, à cet égard, Lahri Souani qui a fait l’objet d’une opération de restauration.
Situé à quelque 500 m au sud du palais royal, ce monument comprend une série de salles relativement exiguës autour d’une salle centrale spacieuse de 26,3 m de long/ 10,7 m de large et 9m de hauteur. C’était un lieu de stockage des denrées alimentaires. Il contient 10 salles avec dix norias. Celles-ci alimentaient à l’époque aussi bien le bâtiment que le bassin Souani, grand réservoir d’eau constituant avec ce monument une seule entité

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31 octobre 2007

حتى يستعيد البرلمان ثقة المواطن

سينهي البرلمان بغرفتيه اليوم مناقشة البرنامج الحكومي الذي تقدمت به حكومة عباس الفاسي بالموافقة أو المصادقة أو التزكية، أو كما 26تشاؤون من الأسماء والأوصاف. المهم أن الحكومة أصبحت أمرا واقعا منذ أن نصبها الملك، والحصول على ثقة البرلمان بالنسبة لها ليس سوى تحصيل حاصل. أما البرلمان وساكنوه فسيعودون إلى أسئلتهم الشفوية المكرورة، والتي يكون فيها السؤال مكتوبا والجواب مكتوبا والتعقيب مكتوبا..
الكل يعرف أن البرلمان الحالي هو من بين أضعف البرلمانات التي عرفها المغرب، بما فيها تلك التي كانت تزور السلطة انتخاباتها، لأنها كانت تحرص على «التزوير» لبعض الوجوه المعروفة لإضفاء نوع من «المصداقية» على صورة المؤسسة التشريعية. برلمان اليوم ضعيف لأن الانتخابات التي انبثقت عنها غرفته الأولى قاطعها 80 في المائة من الناخبين، ما بين ممتنعين ومقاطعين، وانتخابات تجديد ثلث غرفته الثانية عرفت أكبر عملية فساد مفضوحة في تاريخ الاستحقاقات المغربية. والنتيجة هي أننا اليوم أمام برلمان هو أقرب إلى «مجلس أعيان الريع» منه إلى ممثلي الشعب المفترى عليه.
لكن مع ذلك، فأمام هذا البرلمان فرصة تاريخية لإعادة ثقة المواطن إلى المؤسسة التشريعية، فبدلا من أن يركز البرلمانيون جهدهم (هذا بالنسبة لمن يعرفون القراءة والكتابة) على صياغة أسئلة شفوية ركيكة حول إصلاح قنطرة منسية، أو نقص في الأدوية في مستوصف مهمش، أو تأخر مواعيد وصول القطارات، أو عن سبب هجران زوجة لزوجها في الفراش... وهذه كلها أسئلة طرحت في الولاية السابقة، وهناك أسئلة أكثر منها سخافة يستحيي حتى أصحابها من طرحها شفهيا، فيتوجهون بها كتابة إلى من يهمهم الأمر. وحتى لا تضيع من المغرب والمغاربة خمس سنوات إضافية، فإن أمام برلمانيي هذه الدورة، وخاصة منهم من اختاروا صفوف المعارضة عن قناعة، لأن هناك من زج بهم في المعارضة زجا مثل حزب الشيخ أحرضان ومريده العنصر، فرصة سانحة ليثبتوا لمنتخبيهم أنهم فعلا يستحقون ثقتهم. وحتى يستعيضوا عن كل ذلك الكم الهائل من الأسئلة التي لا تقدم ولا تؤخر، أقترح عليهم تأسيس لجان لتقصي الحقائق في أربعة ملفات أساسية.
أول هذه الملفات، هو التحقيق في الطريقة التي تم بها تفويت الأراضي المخزنية وأراضي المياه والغابات منذ الاستقلال إلى يومنا هذا، فأغلب هذه الأراضي كانت في ملك المعمر الذي انتزعها من القبائل بحدة السوط والسيف، وفي أحسن الأحيان مقابل «قالب» من السكر أيام «الجوع والنوع»، وقد آلت في أغلبها بعد ما سمي بـ«الاستقلال» إلى معمرين جدد، ومن ريعها تم صنع النخب الأسرية التي تتحكم اليوم في الاقتصاد والسلطة في المغرب.
ثاني هذه الملفات، هو خلق لجنة للتحقيق في الامتيازات التي منحت بغير وجه حق من أموال وثروات الشعب، من رخص سيارات الأجرة والحافلات «لاكريمات» إلى رخص المقالع والصيد في أعالي البحار وتصدير الرمال واستغلال المناجم، ليعرف الناس من استفاد من ريع هذه الرخص وبأي حق وكيف تم توظيفها.
الملف الثالث، هو فتح تحقيق حول الطريقة التي تمت بها الخوصصة ودفاتر التحملات التي التزمت بموجبها الشركات المستفيدة منها، والكيفية التي صرفت بها أموالها.
أما الملف الرابع، فلن يكلف البرلمانيين سوى النبش في أرشيف مؤسستهم بإحياء مطلب قديم داخل البرلمان وهو سن قانون «من أين لك هذا؟»، فمن شأن هذا القانون أن يكشف عن عورات الكثير من أبناء الأسر التي تعتبر نفسها محترمة، وأكثر من ذلك سيجعل الكثير من «أعيان الريع» يبتعدون عن تحمل المسؤوليات، وبالتالي عن إفساد العملية الديمقراطية.
تاريخ توزيع الثروات هو التاريخ الحقيقي للشعوب، ومن يريد أن يبحث عن مصدر السلطة فليفتش أولا عن مصدر الثروة. وما وقع في تاريخ المغرب هو نهب وسرقة، والسكوت عن هذه السرقة جريمة أكبر من المشاركة فيها، أما تزكيتها بالجلوس تحت قبة تحمي سارقيها فتلك مهزلة!

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05 mai 2007

Lorsque Meknes se Reveille.....Marrakech Tremble

Moumen_Solarium_AgadirLorsqu’une ville reçoit Sa Majesté Mohammed VI, c’est souvent le démarrage d’une autre étape de son évolution.

Au delà de tous les préparatifs de façade, sans mauvais jeu de mot, nécessaire pour l’accueil du n°1 de l’Etat, mais révélateurs de la défaillance de la gestion communale, c’est indéniablement une opération de communication au niveau national, de part la couverture médiatique des activités royales.

Ces activités sont particulièrement bénéfiques pour notre pays et notamment pour des villes comme Meknès dont le potentiel est immense.

Meknès à l’instar d’autres villes du royaume est en train de vivre sa révolution tranquille.

De part ses potentialités, les dernières visites royales ont été d’une extrême importance, elles ont bousculé certains élus et les ont mis devant leurs responsabilités et elles ont déterminé pour la ville un cap. Le lancement du SIAGRIM en est l’exemple vivant.

Enfin, Meknès à une vitrine, une stratégie et un objectif de positionnement au niveau national et international. L’initiative est royale et la réponse des meknessis est majestueuse par le nombre de visiteurs et par l’espace dédié au salon.

En revanche, beaucoup de travail reste à faire, la ville n’attire pas suffisamment d’investissements dans les domaines où elle a d’énormes atouts. Nous savons tous que sans un investissement majeur qui servira de locomotive pour d’autres, le tissu économique régional risque de rester à la merci des changements climatiques affectant notre agriculture artisanale, principal employeur régional, et le bassin de l’emploi manquera toujours de dynamisme se contentant d’investissements peu générateurs d’emplois.

En outre, il faut qu’on arrive enfin à garder dans la région les touristes qui font escale chez nous pour aller à Fès où la situation n’est d’ailleurs pas fortement meilleure.

Ceci, ne peut se faire sans proposer un véritable produit touristique diversifié. Clairement nous avons de quoi occuper un touriste !. En effet, les randonnées et le ski en montagne, ainsi que les dunes de sable ne sont qu’à quelques kilomètres, les touristes étrangers ou nationaux peuvent admirer autres paysages que les 40 Km de remparts « ismaïlis » qui ne représentent plus cette forteresse souhaitée par Moulay Ismail à son époque.

Depuis longtemps, les portes de la ville sont ouvertes et aujourd’hui plus que jamais. Témoins d’une civilisation, mais gardiennes du cap que nous nous sommes fixé pour cette ville et ses habitants. Il est tant d’ouvrir, également, les yeux sur ce patrimoine culturel et architectural et de l’honorer.

La ville a su garder son authenticité parfois dans l’immobilisme, mais aujourd’hui, plus que jamais, comme tout le Maroc, Meknès se prend un peu en main et essaye d’accélérer sa croissance et son adaptation à notre évolution démographique en étant la première ville du royaume déclarée sans bidonvilles, en redynamisant son action culturelle avec des partenaires comme l’institut français, en donnant rendez-vous à l’agriculture nationale au pied de son « Sahrij Souani » en réaffirmant sa volonté d’accueil de touristes responsables pour éviter les affaires des maisons d’hôtes, et initialement en suscitant l’intérêt du Roi qui a certainement vite compris que la ville était en détresse.

Les prémisses d’un sursaut de la gestion publique à Meknès et la mobilisation des différents acteurs sont, sans doute, un catalyseur de l’intérêt des touristes et des investisseurs. Marrakech, Casablanca et les autres villes y trouveront une juste rétribution.

Quant à moi mon cœur a déjà tremblé et ça dès ma naissance. Reste à faire trembler d’autres ...

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24 mars 2007

Lettre d'une mére

moumen_le_13              Cher fils,

Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre c'est qu'elle est bien arrivée. Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.

Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.

L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à 1 km de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin.

La maison est superbe ; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne. Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu le linge depuis, mais bon...

Le temps ici n'est pas trop mauvais. La semaine dernière il a plu seulement deux fois : la première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

A propos de la veste que tu voulais, ton oncle Pierre m'a dit que si nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait plus cher alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la poche.

Nous avons enfin enterré ton grand-père ; nous avons trouvé son corps lors du déménagement.

Il était dans l'armoire depuis le jour où il a gagné à cache-cache.

Je te raconte que l'autre jour il y a eu une explosion de gaz dans la cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés dans l'air au dehors de la maison ; quelle émotion !, c'est la première fois que ton père et moi sortons ensemble depuis des années.

Le médecin est venu pour voir si nous allions bien : il m'a mis un tube en verre dans la bouche, et m'a dit de la fermer pendant 10 minutes. Ton père lui a proposé de lui racheter le tube.

Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, et il en est fier !

Il a sous lui à peu près 500 personnes : ils l'ont embauché pour couper le gazon dans le cimetière.

Ta soeur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, elle a enfin mis au monde son bébé, mais on ne sait pas encore quel sexe il a. Je ne saurais donc pas te dire si tu es oncle ou tante. Si c'est une fille, ta soeur va l'appeler comme moi. Ce sera étrange d'appeler sa fille "maman".

Ton père a demandé à ta soeur Lucie si elle est enceinte, elle lui a dit que oui, de 5 mois déjà mais là , ton père a demandé si elle était sûre qu'il était bien d'elle.

Lucie lui a dit que oui.

Quelle fille solide, quelle fierté. Tel père telle fille !

Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge.

Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année dernière.

Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à l'arrêt.

Mais ton frère Jeannot c'est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour pouvoir nous sortir tous de là.

Bon, mon fils, je ne t'écris pas l'adresse sur la lettre, je ne la connais pas.

En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile.

Si tu voies Marguerite, passe lui le bonjour. Si tu ne la voies pas, ne lui dis rien.

Ta mère qui t'adore

P.S. J'allais te mettre quelques sous, mais j'ai déjà fermé l'enveloppe.

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13 mars 2007

Peut on rever de ce Meknes??!!!

c'est un article qui m'a interpellé en surffant aujourd'hui sur la toile-Merveille qui m'a bcp plu...
Image_010

A propos de ma ville, une vieille femme a dit : «Meknès est une belle ville, mais endormie». Ce constat d'une aïeule est le même qui perdure aux yeux de nos jeunes aujourd'hui, une sorte de dilemme incarnant une impérieuse alternative tel que le rappelle le jugement de nos grands-mères : «Ville belle, mais endormie». Alors, quand va-t-elle se réveiller et vivre de sa beauté pour éviter de mourir en dormant ? - La situation géographique et historique de Meknès est d'une grande importance. D'une part, la ville est située en plein coeur du plateau du Saïss convoité jadis par les colons du temps du protectorat français. Après l'indépendance, l'Etat a opté pour la création des sociétés SODEA et SOGETA devant gérer dans le territorial de Meknès (à l'époque une province), de vastes domaines reconnus pour leur haute fertilité puisque leur terre est classée n° 1 en rentabilité. Hormis ces deux sociétés étatiques, des coopératives ont été créées dans le cadre de la réforme agraire. D'autre part, la ville fut la capitale du Sultan Moulay Ismaïl qui en fit une cité historique. Le choix de cette ville comme capitale à une époque n'est pas fortuit. Elle représentait le symbole de la nation marocaine vu sa nature et sa capacité stratégique qui lui permettaient de maintenir la cohésion entre tribus et les différentes stratifications sociales.
- La situation de somnolence s'explique par l'accumulation des années de désintérêt à l'égard de la ville et les spéculations léthargiques qu'elle ne cesse de vivre. Malgré des efforts accomplis ces dernières années, le retard accumulé fait que le développement n'est pas perceptible. Cet état de fait laisse à désirer car, pour ne citer qu'un indice, la majorité des personnes appartenant à la couche moyenne préfère fuir la ville pour se reposer et faire leurs achats ailleurs. Conséquence : une grande perte pour l'économie de Meknès. La raison évoquée à ce titre est que la ville manque d'animation et d'infrastructure d'accueil et de divertissement pour les familles.
Le diagnostic des problèmes de la ville indique l'existence de somnolence comme l'a soulevé la vieille femme. À vrai dire, il y a un manque d'animation culturelle et sportive. A côté de cela, des jardins aménagés avec des canaux d'eau existent rarement devant les édifices publics, les pharmacies, etc. L'infrastructure de base comme les zones industrielles, les hôpitaux, les hôtels pour familles ne sont pas adaptés à cette ville. Il y a lieu aussi de signaler l'absence d'un quartier administratif au sens vrai du terme. Le siège de la préfecture et de la Wilaya est désuet, ce qui impose la réflexion urgente pour construire un bâtiment nouveau offrant un pôle de rayonnement pour toute la région. Devant cette impasse, il faut être visionnaire et prendre des décisions courageuses à même de changer l'aspect physionomique de la ville et d'une manière urgente :
- Créer un climat d'animation permanent pour encourager une partie de la couche moyenne à connaître les sites historiques de sa ville comme le prestigieux Bab Mansour connu à l'échelle mondiale, découvrir les labyrinthes de Habs Qara, visiter les mythiques Hri, Sahrig Souani et contempler le jardin de Lahboul ;
- Promouvoir le tourisme rural par l'organisation de visites en campagne et en montagne en collaboration avec le C.R.T ;
- Réfléchir au changement des itinéraires des autobus et taxis pour sauvegarder l'environnement et anticiper les mesures contre les dégâts produits générés par les montées de Kabobla et de Bab Gnaoua ;
- Aérer le jardin de Lahboul qui reste à présent comprimé dans une étroite clôture ;
- Construire l'aéroport civil sur la route de Boufakrane ;
- Prévoir l'agrandissement de la place Bab Mansour en réfléchissant à l'emplacement du marché car c'est l'endroit où doit converger les habitants et les touristes à l'image de la place Jamaâ Lafna à Marrakech ;
- Réserver le Boulevard Allal Ben Abdellah à la circulation des piétons et prévoir un aménagement équivalent pour rendre à la ville nouvelle de Meknès son charme et son dynamisme d'antan;
- Réfléchir à la délocalisation du collège Allal Ben Abdellah vers un autre endroit et prévoir l'exploitation de la superficie de l'établissement à des fins plus adaptées.
Lla ville de Meknès mérite en effet d'être hissée au niveau des villes impériales comme Marrakech. Ce qui ne peut être atteint que si l'autorité locale redouble d'efforts dans tous les domaines ainsi que la prise de conscience par la population, qui doit élire des représentants capables d'insuffler une dynamique de changement à leur ville.

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08 mars 2007

Photos Moumen le 08 Mars 2007

MA GANDESC LA SOTIA MEA !!Moumen_Webcam_le_08  Moumen_Webcam_le_08                                                                                                   pensée: "Celui qui recois sans donner est quelqu'un qui prend plus qu'il mérite :) "                        Moumen_Webcam_le_08                                                         Moumen_Webcam_le_08                                                                           Poeme Anti Racisme : Poème anonyme
Ton Christ est juif.
Ton scooter est japonais.
Ta pizza est italienne.
Ta démocratie est grecque.
Ton café est brésilien
Ta montre est suisse.
Ta chemise est hawaiienne.
Ton baladeur est coréen.
Tes vacances sont turques,
tunisiennes ou marocaines.
Tes chiffres sont arabes.
Ton écriture est latine.
Ton Couscous est maghrebin.   

Ta télé est taiwanaise
Ton  pc est americain
Ta Mercedes est allemande
Ton caviar est Iranien.
Et ... tu reproches à ton voisin
d'être un étranger !

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